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Annecy, mon premier marathon

April 30, 2017

 

 

Tout a commencé un soir de Décembre 2016, une main tendue, une proposition, une idée frappaient à ma porte. Noria me proposait de participer au marathon d’Annecy le 30 Avril 2017 !

 

Le challenge était formidable… c’était notre PREMIER marathon ! L’objectif étant simplement de se faire plaisir et d’avancer, ensemble sans toutefois se fixer un timing bien précis. Noria deviendra mon binôme durant ces quelques semaines de préparation du moins, je le pensais…

Lundi 13 mars, patatras…Noria s’est malheureusement blessée dans des escaliers et ne pourra pas faire le marathon. Je suis dégouté pour elle…Fichu marche RRRRrrrrrrrrrrrrr. Une entorse des ligaments et une interdiction de courir pendant 1 mois et demi. Ce n'est que partie remise, nous nous retrouverons sur un marathon prochainement. J’en suis convaincu.

 

 La motivation et la pression augmentât au fur et à mesure des entrainements. Les mois devinrent des semaines et le jour du départ arriva, après 47 séances, 650 km de bitume. (Merci à GG pour tes précieux conseils, ton travail, pour ton plan d’entrainement tout simplement parfait ! BRAVO)

 

LE DÉPART

 

Tututututu - Le réveil sonne, il est 4h40. Je n’ai pas trop dormi. Être à l’heure donc je ne traîne pas. J’ai le sentiment d’aller au travail. Je termine de préparer mon sac, petit-déjeuner sur les tartines-blocks. Puis direction chez Louis pour retrouver les copains pour un départ groupé.

Je retrouve Brigitte, Louis et gilles qui sera notre chauffeur pour Annecy.

« Alors, bien dormi ?
- Oui, ça va… 
- Prêts ?
- Oui, ça va… »
Sourires, allez hop, on y va. 

En cette matinée fraîche d’un trentième jour d’Avril 2017, je me laissais bercer par le mouvement de la

voiture. Je renoue avec la cool attitude qui m’accompagne durant ce voyage de 90 minutes. Je vais faire mon premier Marathon, c’est magique ! 

 

Nous arrivons 1 heure 30 en avance…le départ est fixé à 8h30. Le temps de faire un tour et de humer l’air frais d’Annecy, j’avance en mode repérage, limite comateux vu le réveil… C’est bien calme. Dans la bonne humeur, nous partons chercher nos dossards, prêts à dégainer nos certificats médicaux. 15 minutes plus tard, dossards, , tee-shirt en main, la fashion week peut commencer….

 

Je ne compte plus les paires de running à l’approche du village du marathon où il règne une ambiance festive. Nous retrouvons une partie des copains du club, ils arrivent. On se retrouve tous sont souriant. Y’a du chabadabada dans l’air, j’adore les retrouver à chaque fois. Sourires, embrassades et joie de se revoir. Encore quelques runners à récupérer et la crew sera au complet.

 

LA COURSE

 

8h. La joyeuse troupe est prête. Les filles sont là, toujours de bonne humeur, j’adore. Une petite photo du groupe avant la mise en route puis une seconde et de belles autres à venir… encore. Sur le chemin, on égraine sa joie, ses interrogations, son humeur, ses pensées au fur et à mesure que la ligne de départ se profile. Eh oui, on va tous finir par y arriver :) 

 

Derniers encouragements, je quitte les copains et je file dans mon SAS... l’ambiance est là. Sautillements, échauffements, sourires, grimaces, odeurs et selfies. Consigne est faite et maintenant c’est la fête ! Ça se trémousse sur la ligne de départ, déguisés, enjoués, colorés, les bras en l’air, tous emmenés par la musique et une animation du tonnerre. La joyeuse team se régale et nous n’attendons qu’une seule chose, que la meute s’élance enfin.

 

8h30 : Bordel… c’est le départ ! Les conditions sont superbes, il fait bon et on run pour 42 km sous un ciel bleu. Ca y est, c’est parti, je déclenche mon chrono. Le début du parcours est une petite boucle dans Annecy. Je passe le 1er km en 6mn. Pas de panique ce rythme lent est normal car on court encore en peloton. Il ne faut pas s’affoler, je prendrai mon rythme marathon un peu plus loin.

 

Après une 12zaine de minutes, je suis sur le bon rythme. Les Annéciens nous applaudissent et nous encouragent. La petite boucle se termine, je me retrouve de nouveau près du lac et je me dirige vers la rive ouest pour prendre la piste cyclable qui longe le lac. Le rythme est bon.

 

5 km : Je passe le premier ravitaillement. J’attrape un verre à moitié vide juste dans le cas où il faudrait faire descendre la température. Je suis quand même toujours étonné par le gaspillage sur les premiers ravitaillements : boire une gorgée et jeter son verre, comme des champions... c’est très pro ? Bref, on récupère ce que l’on peut, évitant tout de même les poubelles disposées le long de la chaussée. Quelques centilitres suffisent pour éviter la surchauffe. 

 

7 km : la route est belle, un coureur me lance « Encore 6 fois cette distance… ».  Je lui dis de se concentrer sur sa course, de ne pas y penser et que le plus beau est à venir. Positiver et nous n’avons pas fini de compter.  Je double quelques coureurs bien trempés,... des mercis, des sourires et des encouragements. Toujours une petite pensée pour ceux qui nous accompagnent et ceux qui courent à un rythme différent.

 

10 km Saint-Jorioz : un nouveau ravitaillement un verre à la volé. Un petit moment de fraîcheur bien apprécié à l’ombre des peupliers et chênes disposés le long du chemin goudronné. On change d’ambiance, on change d’état d’esprit. Un peu d’humanité après ces quelques foulées de solitude…Je dégaine mon plus beau sourire de compétiteur au photographe qui mitraille à tout va. Sourire, c’est aussi une question de muscles et dans ce cas là, on pourrait plutôt parler de rictus. Faire semblant de sembler sans blanc...

 

J’ai les jambes lourdes j’ai un mauvais sentiment…

 

1 heure de course, c’est à ce moment que je prends mon 1er gel. Je me relance donc à nouveau, stimulé… par les bravos et encouragements du public. Je me sens moins seul, c’est vraiment agréable.

 

15 km : A la sortie du tunnel de Duingt on passe un petit faux plat qui nous conduit jusqu’au bout du lac. Puis nous croisons les premiers au 17éme Nooonnnn ! On s’écarte maintenant un peu du lac pour faire une boucle dans une plaine avant de traverser le petit village de Doussard

 

LE SEMI-MARATHON

 

Je passe le semi en un peu moins d'1h50, traverse Doussard sans trop apprécier, et redescends vers la piste cyclable en déroulant tranquillement, mais sans pouvoir m'empêcher de me dire que je n'en suis qu'à la moitié Nous revenons sur nos pas : une belle épingle à cheveux. Pas trop fan pour (me) motiver je lance "Allez, on a fait le plus dur !" Eclat de rire.. De nouveau sur la piste cyclable, nous longeons la route nationale conscients de ce qu’il nous reste encore à faire… Mon genou tient le choc mais je suis fatigué je n’ai plus de jus…Devant moi, un nouveau défi : un magnifique tapis de course de 21 kilomètres… longeant le lac jusqu’à Annecy. Comme une sensation de déjà vu… Je prends le temps de discuter avec un coureur : la soixantaine bien passée, sec et vouté, teint rosé, un peu plissé, un peu usagé et des cheveux blancs embataillés. Sa détermination et sa légèreté me stimulent et m’inspirent. Sa foulée précise et délicate me rappelle que le temps est avec nous et que ces 42,195 km ne sont qu’une petite distance comparée à ce qu’est notre longue existence. Nous continuons notre route en direction d’Annecy.

 

Il fait chaud, j’ai besoin d’une bière. A un carrefour, une auto, une glacière, un parasol parachutés là… un signaleur, quelques encouragements d’une solitude partagée.

 

Puis arrivent les premières crampes…. Noonnn ! Je m’arrête, m’étire je marche et je repars puis je m’arrête, m’étire je marche et je repars puis je m’arrête, m’étire je marche et je repart puis je…….puis j’arrête ma montre, chaque foulée est un supplice. Je vais abandonner. Je suis dégouté !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

GRAND BLANC...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

30 km – Je rentre à nouveau dans le village de Duingt. L’animation musicale fait de la résistance : là aussi, il faut avoir de la ressource pour stimuler avec conviction les derniers forçats de la route. Les bénévoles nous accueillent, nous les bitumeurs, avec le sourire et un enthousiasme réconfortant. Nous prenons le temps de longer la longue table dressée en « notre honneur » sur laquelle s’obstinent quelques bouts de bananes, chocolat, eau et raisins secs. Un peu démembrés, nos gestes sont maladroits, désordonnés. La fatigue modèle le pas et marque nos organismes.

 

Je serre les dents et j’avance… J’aperçois Ghislaine au loin, elle m’encourage puis c’est au tour de Stéphanie et GG. MERCI les copains quel bonheur. Je repars puis je m’arrête, m’étire..... enfin vous connaissez la suite :-)  Je vais mettre plus de 50 mn pour faire les 7 derniers km ! Mais je suis bien super fier de mes 7 derniers km et la victoire est plus belle.

 

3 heures 10 de course…Laurent Fouvet doit avoir franchis la ligne d’arrivée à cette heure-ci. J’espère que sa course s’est bien déroulée. Je n’ai même pas pris le temps de m’intéresser à son objectif ou ai-je trop rapidement décroché lors de notre discussion avant le départ ? Je n’en sais rien, ma réflexion est brouillée à cet instant. 

 

 39 km - Encore 3 kilomètres, ce sont les plus durs. La distance est courte et les organismes sont à bout. Je pensais me dispenser de fatigue mais là c’est loupé. je grimace et il est temps, grand temps de terminer l’épreuve. 

 

 41 km : La musique, le speaker, le public, les applaudissements… Chaque pas martèle le sol, nos corps tendus et la nervosité se mêlent à la fatigue. 

J’aperçois Catherine, Pedro et Bernard ils m’encouragent Pedro fait quelques foulées avec moi C’EST ÉNORME merci les copains.

Je fais les derniers mètres avec Dom.

 

 

42 km : j’ y suis presque, ce n’est pas un mirage, juste devant moi… La foulée s’allonge et l’émotion est là. 50 mètres encore… les mains serrées, les bras tendus, 42,195 km plus tard… me voilà, enfin libérés de mes obligations. 4h08 de ″course″, c’est dingue ! je prends une coureuse dans les bras comme pour se rappeler que nous sommes physiquement vivants. Un grand merci, une joie discrète et intense qui reflète notre état de semi-épuisement. Je lève les yeux au ciel, j’avale ma salive et je reprends mes esprits. Nous nous dirigeons vers le sas de sortie pour effectuer les formalités administratives d’usage (médaille, bouteille d’eau et pomme...) pour être anoblis officiellement en tant que Finishers du marathon d’Annecy 2017.

 

Puis les copains arrivent. Les retrouvailles sont magiques : on s’embrasse, on se congratule, rassurés et rassurant, Rachel et Louis me paraissent en excellente santé, débordants d’énergie as usual, ils sont en pleine forme. Merci pour ce rafraîchissement, c’est délicieux et réconfortant. Un grand merci pour ces sourires.

 

 

 

 

REPOS DES GUERRIERS

 

Nous nous dirigeons vers les vestiaires pour récupérer nos affaires consignées. J’ai froid et il est impératif de changer de fringues. Nos jambes tiennent encore mais une petite séance de massages serait la bienvenue. Derrière moi, le marathon continue d’exfiltre ses derniers naufragés de la route. J’aperçois quelques visages grimaçant de fatigue mais rapidement l’émotion et les sourires reprennent le dessus, satisfaits par tant d’efforts et de sacrifices. 

 

Je rejoins mes coéquipiers de course allongés sur la pelouse en mode détente : bivouac de sourires, de rires et d’échanges autour de la course et nous en profitons pour nous désaltérer, grignoter et enfiler des vêtements secs. Un régal de partager ces moments de joie et de convivialité. « Je Team à la folie ! » Laure est encore sous le choc (tout comme moi): l’émotion est passée par là et l’expérience marathon nous a définitivement marquée…Je bois une bière … puis j’oublierai ma semaine dédiée à la cuisine italienne pour apprécier avec finesse et délectation un bon repas japonais… Qui l’eut-cru ?

 

Rachel, GG, Louis, Michel, Giss, Laure, Brigitte, Ghislaine, Pedro, Dom….les accompagnants je souhaitais vous remercier pour l’énergie, la motivation, l’enthousiasme et la générosité que vous nous avez fait partager durant cette journée. 

 

J’espère que nous aurons à nouveau la possibilité de nous retrouver pour une nouvelle aventure.

 

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