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Mon premier 100 Km de MILLAU (2017)

October 4, 2017

Bah voilà, c’est fait…je suis centbornard et j’ai le cœur rempli d’émotions !

 

En fait tout a commencé en 2009 quand j’ai vu Rachel Joly revenir avec des étoiles dans les yeux de son 1er 100 km de Millau…là je me suis dit, faut que tu fasses ça un jour, ça a l’air d’être unique ce truc. Quelques jours après, je croise un client centbornard lui aussi qui me dit : « ouh là calme toi, gône. Fait déjà quelques marathons avant de te lancer, c’est pas de la rigolade ». Connaissant l’optimisme à toute épreuve de ma Rachou…je me suis calmé…temporairement. Mais…j’ai gardé l’idée dans un coin de ma tête.

 

Les années ont passé et les marathons aussi. Et cette année je me suis senti prêt à suivre le rituel biennal de Rachel. Allez juste une fois, je ne le referai pas, c’est dit.

 

Cette année sont partants : Rachel bien sûr, Alain Tricri qui a une revanche à prendre, Eddie Brevalle qui veut faire mieux que l’an passé et ma Dom Micollet qui comme moi part à l’aventure. Lolo Fouvet va également le faire mais avec la Rivatière.

Chadia va faire le marathon, quelle bonne nouvelle ! J’avais pris le départ de mon premier marathon avec elle.

 

Il me fallait un suiveur vélo. Je corromps mon pote Fabrice autour d’un bon repas …et hop j’avais mon vélo. Mes critères pour le choisir ont été simples, bon VTTiste, patience à toute épreuve, humour de camionneur (comme moi) et amoureux du sport.

 

Le tout n’étant pas de le dire mais de le faire, j’ai attaqué la préparation début juin avec la dream team, histoire de monter en puissance doucement jusqu’à juillet et ses 100 km par semaine.

Sous les conseils toujours avisés de ma gourou Rachou, bien sûr !

 

Que de temps passé sur ces routes…tout l’été à vrai dire. Des chaleurs suffocantes presque toujours, de la bonne humeur constante (sauf une fois, j’ai souvenir d’une Rachel aphone, d’un Eddie qui avait une périostite aigüe et moi un mal de genou atroce, épisode sinistre et silencieux dans la nuit noire). Heureusement que j’ai pu prendre un mois de congés pour gérer ça !

Je garderai un souvenir impérissable de ces moments de partage avec mes camarades, leurs vélos et tous ceux qui nous ont suivis de temps à autre (comment ça mes tranches de saucisson sont trop grosses ?).

Ils ont dû supporter mes blagues improbables et mes imitations pourries tout l’été les pauvres. Mille excuses ;-)

 

Une petite semaine d’évasion en Ardèche où j’ai fait toutes mes sorties dans le bois de Païolive (magnifique, malgré le désastre de la pyrale du buis).

 

Et puis le grand test des 50 km en tête à tête avec Fabrice : impeccable 5h55 sous le soleil, sans accroc. Rassurant ça !

 

Voilà la rentrée, il faut reprendre le boulot. Aïe ça va compliquer l’emploi du temps, mais on s’adapte la prépa est bientôt finie.

 

La vie a décidé que ma Maman allait nous quitter à ce moment là…j’ai failli tout abandonner. J’avais perdu la motivation.

Ma Bri chérie m’a beaucoup soutenu et ma incité à retourner courir. Elle m’a suivi sur presque toutes les sorties restantes. Merci, quelle chance de t’avoir.

 

La date approche, les doutes arrivent, le sentiment qu’une période très particulière va s’achever.

 

Puis vient le jour du départ !

 

Arrivée à Millau sous le soleil et par le pont SVP !

Ah là là, la météo ne va pas être bonne demain (contrairement à mes prédictions fallacieuses du mois d’août…no comment). Pourtant j’étais sûr qu’on aurait du soleil et des licornes roses pendant la course. Ça prouve que la méthode Coué ne marche pas à tous les coups.

 

On retrouve les zamis au retrait des dossards, des anxieux, des excités, des sérieux, chacun vit le truc à sa façon.

 

Nuit plutôt bonne pour moi. On ne se bile pas avec Fab, on fera les sacs du vélo demain matin… en mode cool.


On se retrouve tous pour le grand jour, sous un ciel…dégueulasse. Là c’est sûr il va pleuvoir, mais quand…

 

Les supporters sont chauds ! Ils seront magnifiques tout au long de cette course. Quel soutien.

 

Les vélos partent…la pression monte. Ça va être à nous, on suit la fanfare dans la ville. L’heure fatidique approche. Ça y est, la ministre des sports donne le départ, PAN !

Je lève les yeux au ciel (un peu superstitieux peut-être) et là paf je prends la première goutte de la journée sur la joue… et merde. Bon, allez, pas grave, objectif 12h30 quand même.

 

Allez go, c’est maintenant ! Attention pas trop vite, faut pas s’emballer. On part tous les 6 (Lolo est déjà devant avec la Riva). Le pipi de la peur (hein Fab) vers le 3ème km.

 

On retrouve les vélos au 7ème comme prévu, j’ai presque l’impression que c’est là que ça commence.

 

Les gorges du Tarn, superbes même sous la pluie. On croise un métalleux avec un tee-shirt Metallica au village de Boyne, je lance un signe de reconnaissance. Yeeeaaah.

Et soudain, une jeune fille déguisée en licorne rose : je le savais ! (voir plus haut).

 

Nos supportrices de choc sont au rendez-vous au Rozier ! Elles mettent le feu !

 

Ça y est, 21 km de faits et là le déluge, casquette en mode gouttière. Fabrice va découvrir la bonne humeur et l’optimisme à toute épreuve des Corbas Runners (ça pourrait être pire, au moins on n’a pas chaud, ça va se lever, regardez y’a un rayon de soleil, etc).

On croise une des filles de Rachel avec son copain, ils lui ont fait la surprise. Ça m’émeut…c’est beau !

 

On déroule sous la pluie, les pieds se mouillent…ampoule au 40ème. Pas grave on avance.

 

Retour à Millau, on passe le 42 sous la barre des 5 heures. Super, on est dans le plan.

 

Eddie nous lâche, il est trempé et veut se changer. Un sage…j’aurai dû faire pareil.

 

Bisou à ma Bri en passant. Pas d’arrêt.

 

On avance vers le pont. La côte est raide mais je prends le temps d’un selfie avec le pont en arrière plan.

 

On descend dur, passage au 50ème. La descente fait mal dans les jambes.

 

Le faux plat entre st Georges et st Rome est terrible pour moi…ça n’en finit pas. Je tape dans le dur… je m’acharne à suivre mes 4 compagnons. Mais arrivé à la montée de Tiergues, je flanche…je les vois partir. Dur…

 

Là, baisse de moral, mais heureusement y’a mon vélo (à dire sur le ton de Bourvil) qui me soutient. On continue en marchant, pas grave. Je suis gelé mais la pluie s’est arrêtée.

Nous retrouvons nos supportrices préférées en haut de Tiergues.

Bri m’aide à me changer, Pat et Christine m’aident à transférer mon dossard tenu par des épingles (quelle erreur de débutant). Le bonheur, je reprends des couleurs.

 

On descend sur St Affrique. On voit que ça commence à être dur pour tout le monde. On croise dans le désordre : des marseillais qui vont boire le pastis au ravito, un mec qui court en chaussures minimalistes, des bretonnes en robes, un chien qui court avec son maître (ou l’inverse)…on échange quelques mots.

 

Voilà st Affrique (71ème), on se pose un peu. On croise les filles et Alain qui repartent quand j’arrive, respect.

Une soupe, on change les pneus, un auto-massage de cuisses et on repart.

 

La remontée est dure. Gégé nous croise en vélo, il était resté derrière. Il m’encourage.

C’est cool, merci mon pote.

 

Là, je choppe des méchantes crampes dans les mollets…p…n c’est dur. J’alterne course (un peu) et marche (beaucoup).

 

Arrivé en haut, les supportrices sont toujours là ! Miracle ! Nadia et Christine me font le massage de mollets ultime. Et ma Bri un bisou. Reboosté à bloc, je repars à fond (hum…), je ne m’arrêterai plus.

 

Le faux plat montant de tout à l’heure est descendant maintenant, il fait nuit noire. Les coureurs se sont étalés, nous sommes seuls au monde. On en croise qui montent encore, ouah…les pauvres.

 

Et là mon Fab me dit : si tu tiens la moyenne, tu arrives avant 23h. Faut pas me le dire deux fois. Go go go. Je cours jusqu’à la montée du viaduc, là c’est trop raide je marche rapide.

 

90ème km, pose pour la photo.

 

 

Plus rien me m’arrêtera, je descende vers Millau à plus de 9 km/h. on s’en fout d’avoir mal et de la gigantesque ampoule.

 

95ème, pause technique pour avoir l’esprit tranquille à l’arrivée.

 

Aïe les trottoirs de la ville, les jambes ne veulent plus monter d’un cm.

 

Au 98ème le bonheur absolu, ma Bri arrive à ma rencontre en courant. Je ne sens plus rien, je cours c’est tout.

 

On arrive au parc de la victoire, les supportrices sont là.

 

Fabrice laisse son vélo à Bri. J’enfile mes cornes AC/DC pour l’arrivée et on franchit la ligne ensemble.

 

12h 50 !!!! Je crois que j’ai crié…

 

 

Quelle joie ! On l’a fait….Je suis centbornard. J’ai vécu mon rêve.

 

Les Corbas Runners and co sont là, j’ai pleins de bisous, calins, etc. La tête m’en tourne. Je suis dans un état second et là Christine et Alain me tendent une bière…

 

Eddie me suit de quelques minutes, on est tous arrivés. On a tous gagné ! Rachel a même battu son record. Ma Dom bravo pour la précision, 12h30 prévues ? Arrivée à 12h30… la rigueur même.

 

J’ai dit plus haut que je ne le referai pas…vous connaissez le dicton ?

 

MERCI A TOUS, JE VOUS AIME !

 

 

PS : pardon à ceux que j’aurais oublié, j’ai tout balancé d’un trait dans la nuit…zzz

 

 

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