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Mon premier Marathon.

October 9, 2017

Lorsque je me suis inscrit à Corbas Running en septembre 2015 je n’avais couru que 3 courses de 10 km. Mon objectif était de progresser sur cette distance et de me rapprocher des 50 minutes.

Au fil des mois, au fur et à mesure des entrainements et avec les encouragements des coaches j’ai progressé et me suis inscrit pour le semi-marathon de Marseille pour mars 2016 avec comme principal objectif de le finir si possible en moins de 2 heures. J’ai réalisé 1H55 (je ne suis jamais redescendu en dessous des 2 heures depuis).

Fort de ma progression, en voyant d’autres coureurs préparer le marathon, réussir leur premier marathon, parler marathon… l’idée commençait à faire son chemin. Une tendinite récalcitrante au talon d’Achille m’a empêché de franchir le pas en 2016.

En janvier 2017 j’étais prêt physiquement et mentalement à me lancer le défi de courir le Marathon de Lyon le 1er Octobre. J’ai bâti ma saison autour de cet objectif après la validation et les conseils de coach G2. J’ai dû être un des premiers à m’inscrire à la course afin de l’ancrer dans ma tête le plus tôt possible.

Avec José et hyacinthe nous avons débuté le plan d’entrainement le 10/07 pour 12 semaines.
Les principales difficultés  rencontrées lors de la préparation ont été la chaleur, une douleur à la cheville survenue avant la fin juillet et qui ne m’a pas quittée et les restrictions (barbecue, rosé, boisson anisé…). A part cela le plan s’est déroulé sans accrocs en respectant les consignes de coach G2 (presque) à la lettre.
La sortie de 3 heures sur les quais du Rhône avec Hyacinthe, les conseils et les encouragements des Corbas Runner ont fini de me convaincre que je pouvais atteindre mon rêve. J’avais maintenant hâte d’en découdre avec le bitume des rues de Lyon après plus de 500 km et 18 heures de course à pieds, 250 km et 11 heures de vélo et des litres de sueur...

Le 1er octobre, après une bonne nuit, un déjeuner normal, le GRAND JOUR est arrivé et à 7H pétante nous nous retrouvons au PDL avec José et les semi-marathoniens (Cathy, Nadine, Myriam et Franck) : direction le métro de Vénissieux. Nous nous garons un peu loin de la gare : je dis aux copains « dans quelques heures il va falloir que l’on rampe pour revenir à la voiture ». Nous retrouvons Éric à l’entrée du métro. En attendant notre rame, Cathy nous détaille le contenu de son garde-manger et de sa pharmacie : nous sommes détendus. Le quai se remplit petit à petit de coureurs plus ou moins inquiets. Nous voici enfin arrivé à Bellecour déjà noir de monde.

 

 

 Après avoir mangé un morceau de gâteau sport maison (merci Sylvie), nous nous dirigeons tranquillement vers notre SAS. Après une dernière pose technique, une discussion avec un triathlète inscrit de dernière minute et qui fait son 1er marathon pas inquiet du tout, sous un temps idéal, nous partons enfin pour la grande aventure.

Tout au long du parcours et notamment dans les rues de Lyon il y a beaucoup de spectateurs qui applaudissent, qui encouragent, qui tendent leurs mains, qui crient les prénoms des coureurs inscrits sur le dossard.
Des coureurs nous dépassent et nous encouragent car ils sont de Corbas (2 parachutistes de l’aérodrome) ou des environs. Des fanfares ou groupes de musiques complètent l’animation et nous avons le plaisir de taper dans les mains de Pedro venu encourager tous les coureurs du club : tout cela est enivrant et les 10 premiers km bouclés avec 5 minutes d’avance sur notre temps défilent sans que l’on s’en aperçoive.

 

 

 

 

 

Nous traversons le pont de Bocuse pour un retour vers Lyon : il y a moins de monde au bord des routes, Myriam nous dépasse à toute vitesse, et nous arrivons au tunnel de la croix rousse (km 17) où les premières fatigues se font sentir pour quelques-uns (nous assistons à une chute sans gravité, un autre coureur est allongé en PLS, nous croisons des secouristes avec un brancard… 
 À la sortie du tunnel nous sommes accueillis par une bonne bouffée d’air frais et par mon fils Olivier et sa copine qui m’ont fait la surprise de venir m’encourager.

 

Nous nous dirigeons vers le parc de la tête d’or et passons au 21 km avec 6 minutes d’avance sur notre temps. Au 23ème km Olivier et Émilie sont là et me ravitaillent en pate de fruit que je partage avec José. Ça va toujours à part une petite douleur à la cuisse.
Après l’interminable traversée du parc et de la cité internationale (vers le 25ème km) José commence à avoir des signes de fatigue et cèdent du terrain petit à petit. Je garde mon rythme et décide de l’attendre au 30ème km d’autant que la douleur à la cuisse droite s’est amplifiée.
Au 30èm km bouclé avec environ 15 minutes d’avance sur le temps prévu je m’arrête quelques minutes (étirement, ravitaillement, pause technique) : José arrive mais me dit de ne pas l’attendre.


Je repars doucement car la douleur n’a pas disparu au contraire et cela devient de plus en plus difficile.

 

Après un interminable cheminement dans le parc de Gerland puis à côté des containers, la traversée du stade de Gerland je retrouve olivier et Emilie au 35ème km qui me ravitaillent en eau et pate de fruit et m’encouragent car je n’ai plus la même tête réjouie qu’au parc de la tête d’or.


Quelques centaines de mètres de là je croise manu qui s’entraîne tranquillement et me demande si ça va et si je vais pouvoir terminer : « non ça ne va pas bien mais je vais terminer quand même » La montée sur le pont Raymond barre, le passage autour du musée confluence sont difficiles et les kilomètres paraissent beaucoup plus long mais beaucoup de coureurs sont dans le même état que moi.

Arrivée enfin au ravito du 40ème km, c‘est bon !!  Plus que 2.195 mètres à faire !! : cela paraît court dans l’absolue mais en réalité les kilomètres sont plus longs : j’alterne la course et la marche à pieds et après un Mano à Mano avec une concurrente qui courent mais ne s’arrête jamais me voici enfin arrivé à proximité de la place Bellecour. Les semi-marathoniens m’attendent et Cathy effectue les derniers 200 mètres avec moi. A ce moment-là je n’ai plus mal et je dépasse même quelques concurrents sur le fil : ça y est j’y suis arrivé après 4H38 de course, c’est le bonheur. J’enfile mon maillot de Finisher et médaille au cou je me fait photographier par Olivier qui est encore présent avec Emilie pour m’accueillir. Ils sont fiers de moi.

 

 

José arrive 12 minutes après ; nous nous embrassons. Nous n’avons pas réalisé notre objectif chiffré (4H30) mais on s’en fout car on a bouclé notre premier Marathon.

Je dis tout de suite que ce ne sera pas mon dernier Marathon ou défi car c’est tellement bon de se dépasser.
Après avoir difficilement rejoint le métro, les 2 « papys » arrivent à Vénissieux et nous retrouvons les semi-marathoniens qui comme nous sont partis dans le mauvais sens au métro Bellecour. Le retour vers la voiture se fait tranquillement, joyeusement mais sans ramper.

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