Contact

07 88 22 19 84

06 71 70 77 93

QUESTIONS ?

COMMENTAIRES ?

Dahu Trail : 30 km le dimanche matin dans la boue, la faute à qui ?

March 13, 2018

Comment j’ai pu me retrouver à courir 30 km le dimanche matin dans la boue ?

Je n’y suis pour rien, je suis tombée dans un traquenard, c’est la faute à Corbas Running…

 

En fait, j’accuserais tout simplement Nora, qui a eu la patience de me lancer dans les chemins de Communay pour m’aider à quitter les terrains de basket. Je courrai encore avec des baskets datant de 1832, sans eau, ni bouffe, ni frontale. Petit à petit, elle m’a fait découvrir le groupe qui se préparait à ce moment-là pour Millau avec une jolie sortie de 20 km dont je me souviendrai toujours : je ne voyais plus la fin. Heureusement que le groupe et notamment Gérard m’a fait la conversation car sinon je serai allée faire la sieste derrière un arbre tellement j’étais crevée. Bon, le goûter chez Rachel était magique, la fatigue a été vite oubliée.

 

Et puis je m’emballe pour les 14 km de Fleurieux… Bon, Nora m’avait prévenue du concept : « Ne pars pas comme une fusée… on va te récupérer dans un fossé » … trop tard…. Je pars comme une balle, je m’amuse dans les descentes, c’est le déclic…mais j’ai cru que je terminai à quatre pattes, l’arrivée fut une horreur… comme sur un tapis roulant… Bon… j’étais avertie pourtant !

 

Comme je reste têtue, je raccroche le groupe trail et les entraînements de Seb. J’occupe le poste de boulet du groupe avec plaisir :

 

J’ai besoin d’aide làààààà :

 

« J’ai faim, je ne sais pas manger en courant… » merci Nora !

 

« Je n’arrive pas à enfiler mon K-way toute seule et ça fait des nœuds avec mon sac », merci Marielle.

 

« Ahhh, parce qu’il faut s’assurer que la batterie de sa frontale soit chargée… ? Euh… tu peux m’éclairer JDom? »

 

« Mince... on court avec des gants en hiver ? », merci JP.

 

Et surtout : « Et…au fait, j’aimerais bien faire le 10 km de Vénissieux sans faire comme à l’arrivée de Fleurieux, qui serait ok courir avec moi ? merci Seb ! »

 

Voilà, je vois bien après l’arrivée Vénissieux qu’il y a encore beaucoup de travail… Les entraînements se sont succédés tellement vite, je ne me rappelle plus ce qui s’est passé…parfois des moments improbables…mais tellement drôles : Je me retrouve dans un champ de boue avec Nora et Chadia en train de fermer des vannes d’arrivées d’eau, je me perds toute seule de nuit dans le bois de Saint Jean, je m’embourbe dans les marais de Simandres… je chute dans une montée de Chaponnay… et j’en oublie… Puis je m’inscris au 30 km sans trop réfléchir parce… et bien parce que….si tu réfléchis trop… tu n’agis pas, trois clics et c’est parti. L’inscription est à peine finie je me dis déjà… ce n’est pas raisonnable ma pauvre Lucette… bref, comme d’habitude quoi…

 

Durant la préparation, Seb nous fait des petits repérages :

- La montée des parapentistes de Marennes en mode fractionné (charmante celle-là, pour ne pas dire autre chose…).

- Les passages boueux du Dahu. J’avais déjà fait quelques passages boueux mais là… il faut reconnaître, c’était farouche. On a bien ri avec Marielle et Bri car ce n’était pas le lieu pour faire les princesses.

 

La météo s’annonce mal pour le trail d’Ozon Courir. Et là PAF, je tombe malade, ce n’est décidément pas parti pour être simple mais sinon ce ne serait pas drôle. Pas de négociation possible : antibiotiques. Pas grave, je suis tellement motivée ! Nora a la gentillesse de me préparer un gâteau (non ce n’est pas ma Maman… ok, un peu) et de me cueillir devant chez moi le matin : elle rigole de me voir déjà toute prête avec mon gilet (chinois toujours) sur le dos dans sa voiture. Un de mes objectifs était quand même d’être moins « boulet » que pendant la préparation… No comment…

 

Je croise enfin le stéphanois, Laurent Fouvet dont Nora me parle régulièrement. Il a l’air franchement souple et serein : comme tous les stéphanois non ? Seb est déjà obligé de gérer ma poche à eau parce qu’elle fait du bruit et que je n’arrive pas à virer l’air à l’intérieur. Je sais déjà à ce moment-là que la course risque d’être une épreuve psychologique pour lui. Je me garde bien de lui dire, il faut bien qu’il paie les séances de fractionné qu’il nous a fait endurer celui-là.

 

 

Top départ, on se rappelle la phrase de Nora à Fleurieux ?... Inutile de vous en dire plus, le début se passe toujours bien. On passe la montée des parapentistes, je sens bien que ce n’est pas la forme olympique, je respire mal mais ça va. Les 15 km passe sans trop de problème, j’adore les descentes, j’écoute les consignes du coach, qui se balade et passe le bonjour à tous ses potes au passage. J’aperçois mon homme à trois endroits, ça fait trop du bien. On croise plusieurs Nanas, je double parfois dans les descentes mais jamais en montée… Elles paraissent toutes faire 30 kg et moi j’ai l’impression d’être Gidza Mureșan en contre-attaque.

Il est temps de mettre en route le programme« course automatique » ; J’arrête de réfléchir et je cours à la sensation. Et puis c’est rassurant, Seb gère le reste et m’encourage. Manger en courant est encore métaphysique pour moi. Je me réveille pour les 7 derniers kilomètres.Et c’est là que je change de programme, je vire en mode « ronchonnage ». Je peste tout ce que je peux, mon cerveau ne dirige plus précisément mes pieds. Je vois Seb survoler les flaques et moi, je patauge à côté. Je jure de ne jamais de refaire un truc pareil, et je pense « le trail est vraiment un sport de… » (citation du grand philosophe Pierre Etienne Loyola du jour même). Je n’ai pas la force de ramasser des cailloux pour jeter sur Seb mais l’image passe dans ma tête. D’un coup c’est le dernier virage, improbable, Olivier et Nora sont là pour les derniers mètres, la ligne d’arrivée arrive si vite. Je n’entends plus rien pendant plusieurs minutes. Je suis 3 ème SEF et 5 ème féminine mais surtout j’ai fini !

 

J’ai croisé tous les sportifs de Corbas running qui avaient l’air tout frais, je pense que j’ai dû dire bonjour qu’à la moitié des gens et cela sans tenir des propos cohérents, je m’en excuse.

 

Au fait, comme j’étais souple et sereine pour ce trail, j’ai eu largement le temps de prendre 2-3 photos des coureurs du club (j’ai épargné les autres ;).

 

Nora, Nadia, Mélanie, Marielle, Sophie et Rachel

 

Jean Dom et Laurent Fouvet

 

Et surtout Laurent Pruneau

 

 

La course est un sport vraiment collectif, surtout à Corbas Running, encore merci à tous ! Pardon à tous ceux que j’ai oubliés ou plutôt épargnés ici…

M.A.

 

 

 

Please reload

Derniers message

February 22, 2019

March 13, 2018

November 29, 2017

October 9, 2017

Please reload

Archive
Please reload